STM - Mouvement collectif
Le signal sonore de fermeture des portes se fait entendre dans le métro, sur les lignes orange et bleue.
Cette nouvelle signature du métro de Montréal a été testée en 2010 et, après quelques ajustements techniques et selon les commentaires recueillis, son déploiement graduel à l’ensemble des voitures MR-73 est en cours.
Écoutez le dou-dou-dou… cliquez ici: Metro_Doudoudou.
Comment fonctionne le dou-dou-dou?
Lors de la commande de fermeture des portes, le signal sonore se fait entendre.
2 secondes plus tard (T2), les portes débutent le cycle de fermeture.
2.5 secondes plus tard (T4.5) les portes sont fermées et le train entreprend son départ.
En 5 secondes maximum, les portes sont fermées… il est donc inutile de courir, d’autant plus que le prochain train suit quelques minutes plus tard.
À quoi sert le dou-dou-dou?
Il avise la clientèle qu’il faut dégager les portes puisque ces dernières se fermeront presque instantanément après l’activation du signal. De plus le dou-dou-dou permet :
o d’éviter que les clients restent coincés entre les portes (et se blessent éventuellement).
o d’éviter qu’ils courent ou en bousculent d’autres pour entrer dans le métro.
o de réduire les bris de portes; Elles brisent en moyenne toutes les 4 millions d’ouverture ou de fermeture, alors qu’elles s’ouvrent et se ferment à plus de 300 millions de reprises par année.
o d’éviter les délais au niveau du service (on évalue à 670 000 le nombre de clients retardés de 5 minutes et plus à cause de problèmes de portes en 2010).
Pourquoi le signal sonore de fermeture des portes est-il installé seulement sur les lignes orange et bleue?
Le dou-dou-dou est installé dans les voitures MR-73, présentes sur les lignes 2-orange et 5-bleue. En effet, les voitures MR-63, présentes actuellement sur les lignes verte et jaune et plus anciennes que les MR-73, seront les premières à être remplacées par le futur train MPM-10. À ce moment-là, les voitures MR-73 équipées du dou-dou-dou seront graduellement installées sur les lignes verte et jaune.
Il y a toujours la possibilité que le train dans la voie opposée parte en même temps que le signal sonore sur l’autre voie. Ainsi, après avoir entendu le signal sonore enregistré pour la fermeture des portes, il se peut que l’on entende le «vrai» son du hacheur de courant (pour en savoir plus).
C’est d’ailleurs pourquoi le son enregistré de ce signal est légèrement différent et plus électronique que l’original émit par le hacheur de courant, de façon à ce que les non-voyants et amblyopes puissent le distinguer.
Comment a-ton choisi ce son?
-En 2009, six sons ont été testés (Les 6 sons testés). Il s’agissait de synchroniser le signal avec la fermeture des portes et de recueillir l’avis des clients. Aucun de ces sons n’a alors reçu d’unanimité, cependant la pertinence d’installer un signal sonore de fermeture des portes a été confirmée.
-En 2010, plusieurs montréalais ayant rappelé leur attachement au son produit par le hacheur de courant, spécifique au métro de Montréal, la STM a décidé d’en reproduire électroniquement le son, ce fameux «dou-dou-dou», et de l’accompagner d’une voix indiquant «Attention, nous fermons les portes», avant de procéder à de nouveaux tests sur un train de la ligne orange.
-La clientèle ayant décidé que le signal sonore suffisait, la voix a été supprimée. Forte de ce test, la STM a décidé d’aller de l’avant avec l’installation du signal sonore. Elle procède donc actuellement à son déploiement graduel dans l’ensemble des voitures des lignes orange et bleue.
À quel rythme se fait le déploiement-installation du dou-dou-dou?
La cadence d’installation souhaitée est de un train supplémentaire par semaine. Au début de l’activation du signal, environ 10 trains de la ligne 2-orange devraient comporter le dou-dou-dou (sur 34 trains en période de pointe).
La transmission des bus de la STM est plus techno que jamais. Elle bénéficie maintenant d’une nouvelle programmation appelée Topodyn, pour « topographie dynamique », qui rend automatique
la conduite écologique tout en s’adaptant aux conditions de la route.
Tous les bus articulés et les nouveaux bus (2011) sont livrés par le fabricant avec la programmation Topodyn intégrée à leur transmission. En ce moment, la STM intègre cette programmation sur les modèles plus anciens. D’ici la fin de l’année 2011, elle modifiera 418 véhicules. Il s’agit là d’une économie de carburant qui représente 2 millions de dollars par année pour la société de transport, sans parler des économies de gaz à effet de serre (GES) qui en découlent.
Si l’on considère la durée de vie utile des bus, ce sont 70 000 tonnes de GES qui ne seront pas émises dans l’atmosphère grâce à la programmation Topodyn. Autre bénéfice, elle assure une accélération en
douceur et des départs moins brusques, ce qui procure un meilleur confort et une plus grande sécurité pour les passagers. Le projet a été financé en partie par le ministère des Transports du Québec. Un investissement très rentable.

Un travail d’équipe qui porte fruit
À la STM, on travaille sur le projet Topodyn depuis 2008. Des chauffeurs ont participé aux tests effectués sur les véhicules auxquels on avait intégré la programmation Topodyn. Leur rôle était de conduire le bus sur différents parcours, plats ou parsemés de montées, pour vérifier la réponse du véhicule en accélération et en freinage. Des ingénieurs notaient alors les résultats des tests.
Ces tests se sont avérés concluants, ce qui fait que le nouveau système sera intégré et déployé sur tous d’autres modèles de bus au cours de l’automne 2011. L’étude continue pour d’autres modèles plus anciens, datant de 2001 à 2006.
La première phase de déploiement du Plan de gestion des matières résiduelles (PGMR) a été réalisée dans les 15 stations situées entre Frontenac et Atwater sur la ligne verte (sauf Berri-UQAM) et entre Champ-de-Mars et Georges-Vanier sur la ligne orange.
La seconde phase a débuté dans une dizaine d’autres stations, soit de Préfontaine à Honoré-Beaugrand sur la ligne verte. Le déploiement s’étendra aux autres stations jusqu’au début de l’année 2012.
Rappelons que, dans la foulée de la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles et du Plan de développement durable de la collectivité montréalaise 2010-2015, la STM a emboîté le pas en mettant en place son propre PGMR à la grandeur du réseau du métro. Ce plan consiste à retirer graduellement les 245 bacs de récupération et les 1 600 poubelles murales situés sur les quais et à les remplacer majoritairement par des îlots à deux voies (recyclage et déchets) installés principalement dans les édicules et sur les mezzanines.
Dans un souci de respecter les 3RV (Réduction, Réutilisation, Recyclage et Valorisation), quelque 1 000 des 1 600 poubelles retirées des quais seront réutilisées pour fabriquer les nouveaux îlots, évitant ainsi la consommation de matière première et d’énergie. Cela donne également une deuxième vie à ces poubelles qui faisaient partie intégrante du design d’origine des stations de métro. Ces poubelles en acier inoxydable ont prouvé leur durabilité au fil des ans.
Chose promise, chose due!
Hier, mardi 4 octobre, la STM, en présence de plusieurs dignitaires dont le premier ministre du Québec, procédait au dévoilement de l’œuvre La Voix lactée, réalisée par l’artiste montréalaise Geneviève Cadieux et donnée à la RATP dans le cadre d’un échange culturel. Ce geste symbolique, soulignant à la fois le 150e anniversaire du transport collectif à Montréal et le 50e anniversaire de la Délégation générale du Québec en France, représente un événement majeur pour deux organisations dont la coopération et la fraternité perdurent depuis déjà plus de 40 ans.
Pour la STM, l’échange culturel avec la RATP est bien plus qu’un partenariat; il est une manifestation de l’engagement concret de la Société envers l’art, plus particulièrement envers nos artistes et artisans montréalais. Vous l’avez remarqué, notre métro possède une impressionnante collection d’œuvres d’art public qui fait l’envie de plusieurs sociétés de transport à travers le monde. Une centaine de murales, vitraux et sculptures agrémentent la plupart des 68 stations du réseau. Rappelons que c’est l’un de ces joyaux, c’est-à-dire l’entourage Guimard de la station Square-Victoria offert par la RATP, qui a conduit la STM à s’inscrire dans une démarche d’échange d’art public.
La petite histoire de l’échange culturel RATP-STM
Années 60 : Le métro de Montréal est conçu avec l’assistance technique de la RATP, ce qui permet à notre ville d’inaugurer en 1966 un système entièrement sur pneumatiques (dont nous sommes d’ailleurs toujours très fiers en 2011).
1966-1967 : La RATP prête à Montréal pour une durée « indéterminée » un authentique entourage Guimard, ce célèbre élément architectural des entrées du métro Parisien datant de 1900. L’entourage est installé à la sortie Saint-Antoine de la station Square-Victoria; il manque cependant quelques pièces comme l’enseigne « Métropolitain » et les dimensions ne sont pas les mêmes qu’à Paris.
2001-2002-2003 : On retire l’entourage Guimard de la station Square-Victoria afin de le restaurer et de lui rendre son éclat. En septembre 2003, on procède à l’inauguration du nouvel entourage et on officialise le don de celui-ci à la STM. Cette dernière s’engage toutefois à remettre en contrepartie une œuvre d’art à la RATP.
2010 : La STM amorce un processus en vue de remettre à la RATP une œuvre d’art. Les deux organisations signent une entente pour encadrer leur collaboration, un concours est lancé pour la création de l’œuvre puis le jury sélectionne trois finalistes qui déposent chacun une proposition. C’est celle de Geneviève Cadieux, artiste se consacrant essentiellement à la production d’images photographiques et d’installations de grande échelle, qui est retenue.
2011 : L’œuvre de mosaïque de verre est réalisée aux ateliers de Franz Mayer à Munich, puis installée et dévoilée à la station Saint-Lazare du métro de Paris le 4 octobre 2011.
La présence de La Voix lactée dans le métro parisien doit être une source de fierté pour tous les Montréalais. Et vous, quelle est votre appréciation de l’art dans le métro? Avez-vous des coups de cœur, à Montréal, à Paris ou ailleurs dans le monde?
Pour aller plus loin
Entourage Guimard de la station Square-Victoria





