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STM - Mouvement collectif

Comment calcule-t-on que Se déplacer en TC émet 20 fois moins de CO2 qu’en auto? 14 mars 2011 

Gestes verts

Le calcul permettant d’arriver à ce résultat est basé sur plusieurs facteurs.
1. L’enquête Origine-Destination, menée en 2008, a permis de déterminer la distance moyenne parcourue lors d’un déplacement sur le réseau de la STM : 8,3 km, dont 5,3 km s’effectuent en métro. On y apprend aussi que le nombre moyen de passagers dans une automobile est de 1,3.
2. Nos calculs se basent sur un scénario en heure de pointe avec une moyenne de 65 personnes par bus. On peut donc calculer les émissions de CO2 du bus divisé par 65 pour obtenir les émissions par km-passager. Quant à la portion du métro, on sait qu’elle n’émet aucun CO2, le métro étant 100% électrique.
3. On compare ensuite les émissions d’un même trajet de 8,3 km effectué en voiture avec 1,3 personne à bord.

Plan 2020: Michel Labrecque en direct 18 février 2011 

Mot du président

Le Plan stratégique 2020 de la STM est ambitieux et à la hauteur de vos besoins. M. Labrecque aujourd’hui va répondre à toutes les questions que vous vous posez sur ce que ce plan sous-tend.

Afin de garantir à chacun de pouvoir obtenir sa réponse et pour faciliter la fluidité de cet échange, nous vous demandons :

  • de poser des questions concises qui laisseront la chance à tout le monde d’être répondu
  • de garder en mémoire les règles de base d’un échange poli et courtois
  • de rafraichir votre fureteur afin d’avoir une mise à jour régulière du contenu
  • de publier votre commentaire dans cet espace ‘Mot du président’ et non dans d’autres posts de ce blogue

Cet espace ne pourra, vous vous en doutez, répondre aux questions opérationnelles du quotidien. Pour tout commentaire ou plainte concernant le service, nous vous invitons à remplir le formulaire ci-joint:

http://www.stm.info/comment/index.htm

Nous parlons ici d’une vision; nous ne pouvons – à l’heure actuelle – préciser quelles seront spécifiquement les améliorations apportées sur telles ou telles lignes de bus, par exemple.

Je m’engage à répondre à toutes les questions qui me seront posées sur cette vision stratégique, toutefois il se peut que je n’ai pas certaines réponses, aussi soyez assuré que je vous ferais suivre ma réponse dans les meilleurs délais.

Merci de participer au Mouvement Collectif !

Verbatim du vidéo

Allocution de M. Michel Labrecque, président du conseil d’administration de la STM, à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, le 2 décembre 2010

Bonjour! La dernière fois que j’étais à la Chambre, j’ai quitté cette salle au volant du MR 08 et je reviens au guidon ou contrôle du MPM 10 pour : matériel pneumatique Montréal 2010. Pourquoi c’est importât les nouvelles voitures? Parce que sans ça, le plan que nous allons vous présenter aujourd’hui, Le plan 2020, ça serait impossible.

Je vais partir mon chrono. Je vais saluer tous les dignitaires de la table d’honneur qui ont accepté notre invitation, je vais saluer tous les membres du Conseil d’administration qui sont ici, je vais saluer la haute direction et plusieurs employés qui se sont joints à nous. Le plan stratégique 2020, je l’ai entre les mains; vous pourrez en prendre connaissance puisque il est sur le site internet de la STM à partir de maintenant, donc : stm.info. C’est un résumé du plan, ça va vous permettre, dans votre fauteuil près du foyer pendant le temps de Fêtes de voir où nous nous en allons avec ce plan là.

Ça, c’est la voiture que vous avez vue dans les médias. C’est la rame de métro qu’on a présentée dans les différents médias au cours de l’année et demie pour illustrer ce que nous voulions. Mais à partir d’aujourd’hui également je vous informe que nous allons consulter la clientèle, les citoyens, sur trois livrets. C’est ce qu’on appelle la ‘cosmetisation’ des rames : trois options qui leur sont proposées. Je vous invite encore là à fréquenter le site : stm.info pour voter, pour choisir ce que vous préférez.

Il y a une année et demie, toute l’équipe de la STM y avait travaillé déjà depuis quelques mois même quelques années; on présentait la nouvelle signature visuelle de la STM. Le jaune pour la clientèle, le bleu pour la STM. On se met ensemble et on crée le vert du transport collectif et on engage une conversation avec notre clientèle sur Twitter et Facebook. Je sais que Lady GAGA vient de se désabonner, mais vous pouvez rester sur Twitter quand même, tout ça pour vous dire que nous avons entrepris une conversation avec notre clientèle en étant sur les socio-sites.

Cette nouvelle image-là vous l’avez vu apparaître à chaque fois qu’on reçoit des nouveaux véhicules, que ce soit les 400 nouveaux bus réguliers 12 mètres, que ce soit les nouveaux articulés, ou que ce soit nos véhicules pour le transport adapté ou pour ce que nous appelons les navettes or dans les quartiers, vous voyez la nouvelle signature et elle se promène dans les rues de Montréal. Nous avons également, et je l’avais bien indiqué l’année dernière et je le répète, occupé le terrain du discours vert parce que le développement durable est au cœur des préoccupations de la STM et tout cet aspect social, économique et énviromental, c’est notre mission : on ne veut pas laisser toute la place aux fabricants automobiles tout verts soient-ils. On a dit que nous étions verts sur toute la ligne et au cours de l’année, on s’est associé à tout ce qui bouge à Montréal en terme d’évènement : sportif, culturel, artistique, festivalier et divertissement. De tout ça, j’ai choisi en dessin quelques évènements pour dire aux gens: si vous prenez votre voiture pour travailler, c’est une chose mais dans le cas des évènements, utilisez le transport collectif; c’est une nouvelle façon d’approcher une nouvelle clientèle.

De nouveaux services qu’on a mis en place

Ça, c’est ma ligne. La 427. C’est extraordinaire. Comment ça fonctionne? Je suis dans le Plateau Mont-Royal; je prenais habituellement la ligne 27; je débarquais au métro Laurier; je prenais la ligne orange jusqu’à Bonaventure, donc c’est des nouvelles lignes qui ‘déchargent’ parce que la ligne orange est à plaine capacité aux heures de pointe et qui partent de Rosemont-Petite Patrie, le Plateau Mont-Royal en mode express descendent la rue Saint-Denis, Berri et vont chercher la voie rapide sur René-Levesque; ça me prend moins de temps maintenant qu’avant et quand on va avoir la voie réservée sur Saint-Joseph, c’ est un gain probablement de 10 - 15 % de plus en temps.

La ligne 467. Si vous voulez voir vers où on s’en va… c’est une ligne dans laquelle on a déjà intégré l’information en temps réel, avec GPS, avec journal électronique qui annonce les prochains arrêts et avec une voix qui les annonce. Ça permet au bus d’informer les feux de circulation de sa présence, ça nous permet de gagner du temps, d’avoir la pré-admission sur le départ, ce que j’appelle le service VIP pour nos chauffeurs des bus.

747 : un succès sur toute la ligne. Nous avons initié ce projet-là : une voie en service express, 7 arrêts, une signature visuelle qui était créée à l’interne à la STM avec l’avion et le chevron. Nous allons effectuer un million de déplacements cette année. Nous avions 8 bus qui ont été aménagés à l’ intérieur pour les bagages et on en achète 8 autres qui vont en plus être climatisés parce que nous avons annoncé que nous entrions dans une expérience pilote de climatisation sur des lignes pertinentes.

Ça c’est un tableau pour tout ce que nous avons rencontré au cours de l’année. Ça a pris 60 ans à la STM, de 1949 à 2009, pour battre notre record historique de 380 quelques millions de déplacements par année. Déclin du transport collectif après la guerre, motorisation des ménages, étalement urbain, construction du réseau autoroutier, construction du métro avec une petite pointe qui nous ressaisit, puis après ça, la deuxième vague du métro pour les olympiques de 1976, l’arrivée de la CAM, donc un titre illimité mensuel qui a fait un grand bond, puis après des atermoiements liés parfois aux cycles économiques, mais si vous regardez là depuis 2000, vraiment c’est une reprise de l’achalandage qui est très importante et qui témoigne d’ une chose : vous améliorez le service, vous investissez dans la qualité de l’ offre, la fréquence, la régularité, vous avez des résultats. Mais ça a quand même pris 60 ans pour atteindre ça.

Productivité du métro

J’arrive dans la partie que j’appelle un peu Michel Tremblay. Ça veut dire qu’on a tout fait pour courir les concours, mais il y a une décision de la direction : c’était de se challenger avec les autres grandes métros du monde, avec d’autres grandes sociétés du transport du monde et on a demandé au Collège impérial de Londres de ‘mesurer’ la STM. Et ce que le Collège impérial de Londres nous dit, c’est que les heures travaillées par kilomètre-voiture - on est le plus performant au monde. Ils indiquent également c’est que notre métro de Montréal produit le plus bas taux de GES par kilomètre parcouru. Une des raisons entre autres est que l’électricité qu’il alimente, elle est fournie par les barrages hydroélectriques. Donc ça, c’est une reconnaissance qu’on a eue. Une deuxième, c’est un prix international en développement durable.

C’est monsieur Yves Devin qui dirige la Société de transport de Montréal. Les applaudissements, vous pouvez les donner à la STM : M. Devin, la haute direction, les gestionnaires, tous les 8900 employées se sont mérités tous, individuellement, le prix de la meilleure société de transport public en Amérique par l’American Public Transportation Association. Je vais inviter le président de l’Association, Monsieur William Millar, à vous dire quelques mots.

On va rentrer dans le Plan 2020 de la STM. C’est une obligation législative. Nous sommes régis par une loi spécifique pour les sociétés de transport public. Nous dévons présenter au gouvernement du Québec un projet, un plan d’affaires, un plan stratégique sur 10 ans que nous réajustons de façon importante aux 5 ans et chaque année. Le plan, notre vision, et puis, je vais vous décrire les moyens, les systèmes, et pourquoi on vous propose ça à la suite, c’est d’augmenter de 40% d’ ici la fin 2020 l’achalandage de la STM. C’est ambitieux. Vous allez voir qu’on peut y arriver tous ensemble.

On peut y arriver parce qu’il y a des nouvelles voitures de métro. C’est la partie A du plan en terme de système. C’est des voitures qui vont remplacer celles de 1963 qui sont en fin de vie utile, qui sont bichonnées par nos employés pour continuer de rouler, c’est des voitures qui vont ajouter à l’ offre de service et qui vont permettre de répondre aux plongements du métro qui ont été annoncés par le maire de Montréal, le premier Ministre et les maires de Laval et de Longueuil; le prolongement dans un premier temps vers l’est, la ligne bleue en direction Anjou, la ligne orange vers Boisfranc, et il ya du travail que l’ AMT fait au bureau des projets pour les stations de Laval et de Longueuil qui sont à déterminer. C’est fondamental pour la stratégie de la STM. Le matin, quand le métro démarre c’est comme s’il y avait 142 Boeing 747 qui décollaient. Sans GES. Ça part. C’est un métro très cher à construire, très cher à entretenir mais ça opère, ça déplace du monde. La rame de métro à 9 voitures, c’est 40% de plus que celle de Paris, mille personnes aux 90 secondes. Vous partez de Laval et vous vous rendez au centre ville. Je peux vous dire que c’est sérieux le métro. C’est très important pour la STM, le nouveau métro.

Ce que vous voyez, c’est notre courbe de kilomètres parcourus. Nous sommes sur un plateau présentement parce que nos équipes d’ingénieurs et nos équipes d’entretien ont amené les performances à leur plateau et quand les nouvelles voitures vont arriver, c’est un accroissement de 20-25% de la capacité kilométrée qu’on va pouvoir faire. Nos voitures ont une capacité de 20% de plus parce que c’est de type boa, pas de voitures séparées, et ça va nous permettre un gain très important au niveau de la clientèle.

La partie B. Le plan B, pour les bus. On a des gains incroyables à faire du côté du transport en surface. Incroyable. Beaucoup de villes dans le monde redécouvrent les vertus de l’autobus. On veut faire progresser la flotte des bus de 1680 à 2114, un accroissement de 25% dont 400 bus articulés, plus de confort. Les bus sont associés à ce que toutes les sociétés de transport public modernes font, c’est à dire une gestion par informatique, intelligente en temps réel de où sont nos bus sur le réseau. Et cette information là, une fois que nous l’avons, nous la retournons au client sur toutes sortes d’appareils, vous choisissez celui que vous voulez.

Dans le plan B, plan bus : c’est les voies réservées. C’est très important. On a un réseau d’à peine une centaine de kilomètres qu’il faut absolument tripler et dans cette stratégie-là, vous avez déjà entendu parler du projet de SRB, Service Rapide par Bus où des bus à haut niveau de service comme on dit en France. C’est une voie sur Pie-IX, entre 10 et 12 millions de kilomètres : un très bon rendement en qualité, déplacement.

Dans les services bus, on a commencé à revoir nos familles de bus. 31 lignes structurantes portent maintenant l’appellation ‘Réseau 10 minutes max.’ Ça commence à 6 heures le matin et ça se termine à 21 heures le soir. Sur ces 31 lignes- -là, c’est un maximum de 10 minutes mais ça peut être beaucoup moins, en période de pointe. On a mis en place un service de navettes or et on prépare pour le printemps la révision de l’ensemble de ce qu’on appelle notre service de nuit.

Ça, ce sont nos nouveaux abribus. Vous savez, on veut améliorer le service pour la clientèle. On se dit que quatre planches, trois clous, pourquoi faire chic quand on peut faire quétaine. Et ce n’est pas celui-là. Attendez, c’est celui-là. Ça c’est le nouvel abribus! C’est vrai qu’un nouvel abribus ça ne fait pas en sorte que les gens vont se précipiter dans le transport collectif. « Ah, le nouvel abribus! Je le prends! » Pourquoi on n’a pas des beaux abribus et pourquoi ça ne fait pas partie d’une offre qui part du bus de sa propreté, de son confort et de l’arrêt et comment on aménage l’arrêt.

Dans cette dynamique-là, on a abordé la question de mode de propulsion. Si on ne veut pas être une composante du problème dans 10 ans, il faut être une composante de la solution. Et nos bus vont devoir changer de mode de propulsion. Vous savez, Montréal, c’était tout électrique presque à une époque. On avait nos bus bien sûr, on avait des trolleys, on avait des tramways qui étaient tout électriques. On retourne vers ça. La haute direction et nos ingénieurs nous disent que vers 2025, les véhicules, des technologies vont être à ce point, que nous allons acheter des véhicules à 0 émissions. D’ici là on passe à l’hybride.

Les nouveaux tramways. Si on les considère uniquement comme un mode de transport, là on rentre dans les colonnes. Le coût, les infrastructures, le nombre de gens déplacés. Puis, c’est une matrice qui peut dire qu’il y a d’autres modes qui ont un bon rendement qualité, déplacements, kilomètres. Si on le conçoit comme un projet de revitalisation urbaine de façade à façade, c’est un autre type de projet.

L’accroissement de l’offre de service bus, regardez, il y a du potentiel parce qu’ une fois qu’on a les bus, qu’on a les chauffeurs, ils peuvent partir plus tôt, on peut augmenter la fréquence. Quand on disait que pour le Plan B : bus, trolley, tram, il y du potentiel, c’est vrai.

C’était le système. Je vous amène aux moyens. Budget cette année : 1.1, un peu plus pour 2011. Budget équilibré. Et si vous regardez les revenus provenant de la clientèle, le plus gros bloc 44%. 33% en contribution de l’agglomération de Montréal. C’est une progression de 60% sur 10 ans. Après, on a les subventions du gouvernement. Le gouvernement du Québec a créé un programme et il finance ce programme : c’est un dollar pour un dollar, c ‘est la pastèque, il aide au transport adapté.

Contribution régionale, ça provient entre autres des revenus de l’essence et d’immatriculation. Autres revenus d’exploitation, on a du travail à faire, c’est des revenus promotionnels, publicitaires, de loyer, et le 0.7%, ce n’est pas beaucoup, c’est symbolique, c’est les villes de la grande région qui contribuent au déficit métropolisable de la STM, du métro.

Pour des dépenses. Des salaires. Parce que c’est du monde et ça prend du monde. Ça, c’est du budget.

L’évolution des finances, si vous regardez les usagers, la clientèle de la STM a fait sa part à chaque année. Ça nous permet dire après: tout le monde va la faire parce que pour le transport collectif, ça va prendre un effort collectif. Donc, il y a une progression. La seule courbe qui baisse, c’est la petite verte en bas, malheureusement c’est l’AMT. Moins de 10% en 10 ans. Je ne sais pas s’il y a des gens de l’AMT mais ils devront nous expliquer pourquoi l’AMT diminue sa contribution à la STM.

De nouveaux titres : les usagers, aller-retour, soirée illimitée, 7 jours, 4 mois, annuelle et occasionnelle.

Les revenus autonomes ont augmenté. C’est des métros du monde dans le groupe Nova, et on n’a pas une très bonne performance. On va essayer de trouver des façons : avec les journaux gratuits, la télécommunication, on peut doubler ça. Ce n’est pas la mer à boire mais ce n’est pas négligeable non plus.

Des investissements de 11 milliards sur dix ans. Laissez-vous pas ébranler par ça. Moi, j’étais au début, mais je peux vous dire qu’il a y des composantes là dedans là qui sont déjà réglés. Les voitures de métro, c’est déjà réglé. Le tramway, le bus c’est 50, 50 avec le gouvernement, les hybrides on y travaille et déjà des choses comme les i bus qui sont financés, le MPM10 qui est financé, SRB Pie-IX, le bureau de projet oui et le financement va suivre et on a déjà un accord du gouvernement de 500M$ dans ses investissements-là. D’autres sources de financement : c’est la contribution des automobilistes. J’ai parlé de système, des moyens, tout ça, c’est du monde. 8900 employés, c’est des gens qui travaillent près de la clientèle ou dans les ateliers, réparer, entretenir. On ne fait pas cette proposition aux Montréalais d’accroissement de l’offre si on ne sait pas qu’on a une bonne équipe derrière. Cette équipe, elle va s’engager envers la clientèle. Dans notre plan 2020, tout ce qui s’appelle la première phase : la ponctualité des bus, la fiabilité du métro, l’accueil de la clientèle, l’information à la clientèle vont faire partie de ça.

Ce plan stratégique est amitieux, réaliste et je cherche un qualificatif, je dis enthousiaste, ça m’a enthousiasmé. Quand on l’a discuté au conseil, quand toutes les équipes sont revenues, on s’est dit : « C’est quoi l’ampleur de ça? Pourquoi on propose ça? » Parce que il y a eu des engagements internationaux, des 20% de diminution des GES d’ici 2020 par le gouvernement du Québec, de 30 % par la ville de Montréal pour son territoire et on s’est dit : « On va faire notre part. » Si l’environnement n’est pas votre tasse du thé, si vous êtes climato-sceptique, si vous souhaitez que Cancun soit un échec, lisez l’ étude de la Chambre de commerce parce que vous allez voir que c’est 100% bon pour l’ économie québécoise, montréalaise, le transport collectif, ça crée des emplois.

Répartition modale. 59% l’auto, 36% le transport collectif, 5% d’autres. Ce qu’on veut c’est 5% de plus. Çe n’est pas vous, monsieur, pas obligé, pas vous non plus, c’est 5% qu’on veut de plus. Ça peut être 5% qui abandonne leur auto tout le temps ou ça peut être du monde qui 5% du temps vont prendre du transport collectif. C’est une stratégie qui est double.

En conclusion : Je vous ai dit que nous avions des objectifs : si on était une société ordinaire, on se fixerait un petit 8%. 8%, ce n’est pas trop compliqué. On fait ce qu’on fait bien, mais il y a un plan de transport où l’on se dit : Ce 18%, on est capable de l’atteindre si on a les moyens, le système pour le faire. Mais la STM, c’est plus fort que ça. La STM, c’est 40% qu’on veut. Pourquoi? Ils s’en viennent les 40%. C’est un peu émotif. Je suis un porte-parole. Je ne suis pas de la famille de la STM. Je ne suis pas du sérail de la STM, mais quand je suis arrivé, je peux vous dire que quand vous connaissez la capacité opérationnelle de cette gang-là, vous vous dites, vous ne vous contentez pas de 8, vous ne vous contentez pas de 18, vous vous dites, on va aller chercher 40% d’accroissement et 5% de part modale de plus. Merci beaucoup.

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Le nouveau design des futures voitures de métro 18 février 2011 

Grand projets

De décembre 2010 au 6 janvier 2011, plus de 30 000 personnes ont fait part de leur préférence quant à l’apparence extérieure des prochaines voitures du métro de Montréal parmi les trois options proposées. L’option de la voiture métallisée à l’avant avec un dégradé vers le bleu a été la grande gagnante : une personne sur 2 l’a choisie alors que les deux autres options ont recueilli chacune à peine un vote sur 4.

Les commentaires émis par les participants étaient également clairs. Ceux qui sont revenus le plus souvent  – «wow», «super beau train», «belle allure» -  communiquent l’enthousiasme marqué à l’égard du design qui a été choisi. …

Un grand merci à tous les participants!

Les trois options proposées visaient, chacune à leur manière, à refléter les caractéristiques des futures voitures du métro de Montréal, soit :

Le dynamisme
Les prochaines voitures ont une physionomie profilée qui leur confère une image de solidité et d’équilibre. L’effet métallisé des couleurs vient renforcer le caractère dynamique des concepts.

La fluidité
Les nouvelles voitures formeront un train ouvert sur toute sa longueur pour une capacité accrue et le déplacement des passagers plus fluide. Cet aspect sera accentué par l’effet panoramique des fenêtres.

Le modernisme
Le design extérieur exprime le modernisme des prochaines voitures dotées de nouvelles technologies éprouvées avec succès dans d’autres grandes villes.

L’image forte et distinctive
Leur design extérieur véhicule avec force et distinction l’identité montréalaise à travers le monde.

Le caractère intemporel
L’apparence extérieure des prochaines voitures, qui sont appelées à traverser les quatre prochaines décennies, est en lien avec celle des anciennes. C’est une valeur sûre et classique ancrée dans la réalité quotidienne des voyageurs. C’est aussi la raison pour laquelle le bleu prédomine dans les trois concepts proposés, une couleur si chère aux Montréalais.

De précieux collaborateurs
LABBE Designers Inc. a effectué le design industriel des prochaines voitures de métro, en proposant des concepts directeurs d’aménagement intérieur et d’apparence extérieure, entre autres la coloration intérieure ainsi que l’aménagement du compartiment voyageur, de la loge de conduite, de l’intercirculation et des espaces dédiés aux personnes à mobilité réduite. La firme a aussi vu au design extérieur du train, et a conçu l’éclairage, la ventilation, les sièges, les points d’appui, de même qu’elle a procédé à l’intégration des équipements de secours et des systèmes de communication. Elle a aussi réalisé diverses études ergonomiques, notamment  pour la position de conduite et le champ de vision de l’opérateur de train.

Par ailleurs, l’agence SID LEE a suggéré la coloration extérieure et proposé les trois concepts d’apparence extérieure qui ont fait l’objet de la consultation réalisée auprès des employés, des retraités et du grand public.

Maintenant que les futures voitures de métro ont leurs couleurs, il faudra leur trouver un nom!
À la fin de mars 2011, la STM fera appel à votre créativité pour trouver le nom qui désignera les prochaines voitures du métro de Montréal.
Vous pourrez donc laisser libre cours à votre imagination en participant à notre consultation.

C’est à surveiller!

Verbatim du vidéo

Le nouveau design des futures voitures de métro PARTIE 1 Bonjour, Bienvenue à cette vidéo conférence pour vous présenter la nouvelle livrée extérieure des voitures qui s’appellent présentement MPM10, j’y reviendrai plus tard, les nouvelles voitures de métro, comme vous le savez que nous avons commandées ; 468 d’entre elles qui commenceront à être en service voyageur en 2014. On a organisé un concours sur Internet, on l’a diffusé largement, nos employés ont participé, nos clients, les citoyens, les retraités. Ce concours avait pour objet de choisir la cosmétisation extérieure des nouvelles voitures et il y avait trois propositions qui ont été faites, ça tenait compte, ces propositions-là, d’éléments de modernité, de fluidité, de lignes graphiques que nous avons dans notre nouvelle signature, mais d’un élément important aussi : le bleu STM. La rumeur veut que lorsque M. Drapeau a lancé le projet des nouvelles voitures de métro dans les années 60, il aurait aimé que ce soit blanc et rouge mais le concepteur, M. Gillon lui a suggéré une couleur qui était beaucoup plus neutre d’une certaine façon, qui était le bleu. On dit également que c’était la couleur de la robe de l’épouse du président du conseil de l’époque, donc les nouvelles voitures du métro de Montréal, ben ce sera le bleu du chandail que je porte aujourd’hui, c’est pas très original parce que les montréalais sont très attachés à cette couleur signature. Donc il y a eu trois propositions, et je vous l’annonce d’entrée de jeu, vous allez la voir, c’est la proposition #1 qui a gagné. 00 :01 :42 // SCRIPT// Vous avez été plus de 30 000 personnes à voter 00 : 01 : 44// SCRIPT // Voici le design que vous avez choisi. 00 :01 :49 // animation graphique 00 :02 :04 // SCRIPT // Grâce à la contribution de : Transports Québec, mouvement collectif STM, (logo) PARTIE 2 : Écoutez, votre choix était sans équivoque, je regarde les données, plus de 30 000 personnes ont participés. La moitié a voté pour la livrée 1, le quart pour la livrée 2 et le quart pour la livrée 3, donc c’était vraiment votre coup de cœur. Vous avez fait beaucoup de commentaires qui allaient des « wow », « superbe », « dynamique », « moderne », intègre bien les nouvelles signatures de marque de la STM. Et il y en a d’autres qui disait « pas pire », mais cela vous ressemble, quand on fait ces genres de commentaires la. Moi en tout cas. Je veux remercier Labbé Designer, qui est, dans le fond, le groupe de conception intérieure et extérieure des voitures associées au projet. Sid Lee, qui a travaillé sur la livrée extérieure et les 2 manufacturiers : Bombardier à LaPocatière et Astum à Sorel, qui vont produire ces 468 voitures que nous commencerons à voir rouler en service voyageur en 2014. Le nom des voitures présentement c’est un vrai nom d’ingénieur : MPM-10 (Matériel Pneumatique Montréal 2010). C’est une convention dans le domaine des métros dans le monde. C’est l’année de signature du contrat. Ce qu’on s’est dit à la STM, compte tenu que vous avez très bien participé à ce concours, ou plutôt cette consultation sur la livrée extérieur, bien on va partir en mars prochain sur mouvementcollectif.org, une consultation pour un nom pour les voitures qui va être plus évocateur que MPM-10. On gardera pour nos ingénieurs, les techniciens, ce vocable là. Je vais vous donner une proposition qui a été fait récemment pour un nom évocateur. C’est pour les BIXI - Bicyclette, Taxi – tout de suite ca été adopté par la population. On connait le nom. Donc pour les voitures de métro, on aimerait des propositions de ce type là. Merci pour votre attention, et puis on a tous hâte de les voir rouler en 2014 avec ces nouvelles couleurs

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Le plan stratégique 2020 de la STM 3 février 2011 

Mot du président

Faire de Montréal la ville nord-américaine par excellence du transport collectif et actif: un défi de société!
Le Plan stratégique 2020 de la STM vise une croissance de 40% de l’achalandage en 10 ans. Cette performance s’appuie sur une expérience client bonifiée en termes de fréquence, rapidité, ponctualité et confort, sur d’importants investissements pour le maintien du patrimoine névralgique ainsi que sur des investissements stratégiques liés à la croissance de l’offre, à la diversification et à l’électrification des modes de transport.
Conjuguée à un ensemble de mesures pour réduire l’utilisation de l’auto en mode solo qui seront mises en place par la Ville de Montréal, cette approche permettra d’atteindre  540 millions de déplacements annuellement d’ici 2020 tout en réduisant de manière significative la dépendance à l’automobile. Par ailleurs, ce plan répond aux cibles de réduction des GES de 20 % et de 30 % (selon l’année de référence 1990) que le gouvernement du Québec et la Ville de Montréal se sont respectivement fixées.

Pour en savoir plus : Le résumé du projet de plan stratégique 2020 est maintenant disponible sur le site Internet de la STM en cliquant ici

Verbatim du vidéo

Allocution de M. Michel Labrecque, président du conseil d’administration de la STM, à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, le 2 décembre 2010 Bonjour! La dernière fois que j’étais à la Chambre, j’ai quitté cette salle au volant du MR 08 et je reviens au guidon ou contrôle du MPM 10 pour : matériel pneumatique Montréal 2010. Pourquoi c’est importât les nouvelles voitures? Parce que sans ça, le plan que nous allons vous présenter aujourd’hui, Le plan 2020, ça serait impossible. Je vais partir mon chrono. Je vais saluer tous les dignitaires de la table d’honneur qui ont accepté notre invitation, je vais saluer tous les membres du Conseil d’administration qui sont ici, je vais saluer la haute direction et plusieurs employés qui se sont joints à nous. Le plan stratégique 2020, je l’ai entre les mains; vous pourrez en prendre connaissance puisque il est sur le site internet de la STM à partir de maintenant, donc : stm.info. C’est un résumé du plan, ça va vous permettre, dans votre fauteuil près du foyer pendant le temps de Fêtes de voir où nous nous en allons avec ce plan- -là. Ça, c’est la voiture que vous avez vue dans les médias. C’est la rame de métro qu’on a présentée dans les différents médias au cours de l’année et demie pour illustrer ce que nous voulions. Mais à partir d’aujourd’hui également je vous informe que nous allons consulter la clientèle, les citoyens, sur trois livrets. C’est ce qu’on appelle la ‘cosmetisation’ des rames : trois options qui leur sont proposées. Je vous invite encore là à fréquenter le site : stm.info pour voter, pour choisir ce que vous préférez. Il y a une année et demie, toute l’équipe de la STM y avait travaillé déjà depuis quelques mois même quelques années; on présentait la nouvelle signature visuelle de la STM. Le jaune pour la clientèle, le bleu pour la STM. On se met ensemble et on crée le vert du transport collectif et on engage une conversation avec notre clientèle sur Twitter et Facebook. Je sais que Lady GAGA vient de se désabonner, mais vous pouvez rester sur Twitter quand même, tout ça pour vous dire que nous avons entrepris une conversation avec notre clientèle en étant sur les socio-sites. Cette nouvelle image-là vous l’avez vu apparaître à chaque fois qu’on reçoit des nouveaux véhicules, que ce soit les 400 nouveaux bus réguliers 12 mètres, que ce soit les nouveaux articulés, ou que ce soit nos véhicules pour le transport adapté ou pour ce que nous appelons les navettes or dans les quartiers, vous voyez la nouvelle signature et elle se promène dans les rues de Montréal. Nous avons également, et je l’avais bien indiqué l’année dernière et je le répète, occupé le terrain du discours vert parce que le développement durable est au cœur des préoccupations de la STM et tout cet aspect social, économique et énviromental, c’est notre mission : on ne veut pas laisser toute la place aux fabricants automobiles tout verts soient-ils. On a dit que nous étions verts sur toute la ligne et au cours de l’année, on s’est associé à tout ce qui bouge à Montréal en terme d’évènement : sportif, culturel, artistique, festivalier et divertissement. De tout ça, j’ai choisi en dessin quelques évènements pour dire aux gens: si vous prenez votre voiture pour travailler, c’est une chose mais dans le cas des évènements, utilisez le transport collectif; c’est une nouvelle façon d’approcher une nouvelle clientèle. De nouveaux services qu’on a mis en place. Ça, c’est ma ligne. La 427. C’est extraordinaire. Comment ça fonctionne? Je suis dans le Plateau Mont-Royal; je prenais habituellement la ligne 27; je débarquais au métro Laurier; je prenais la ligne orange jusqu’à Bonaventure, donc c’est des nouvelles lignes qui ‘déchargent’ parce que la ligne orange est à plaine capacité aux heures de pointe et qui partent de Rosemont-Petite Patrie, le Plateau Mont-Royal en mode express descendent la rue Saint-Denis, Berri et vont chercher la voie rapide sur René-Levesque; ça me prend moins de temps maintenant qu’avant et quand on va avoir la voie réservée sur Saint-Joseph, c’ est un gain probablement de 10 - 15 % de plus en temps. La ligne 467. Si vous voulez voir vers où on s’en va… c’est une ligne dans laquelle on a déjà intégré l’information en temps réel, avec GPS, avec journal électronique qui annonce les prochains arrêts et avec une voix qui les annonce. Ça permet au bus d’informer les feux de circulation de sa présence, ça nous permet de gagner du temps, d’avoir la pré-admission sur le départ, ce que j’appelle le service VIP pour nos chauffeurs des bus. 747 : un succès sur toute la ligne. Nous avons initié ce projet-là : une voie en service express, 7 arrêts, une signature visuelle qui était créée à l’interne à la STM avec l’avion et le chevron. Nous allons effectuer un million de déplacements cette année. Nous avions 8 bus qui ont été aménagés à l’ intérieur pour les bagages et on en achète 8 autres qui vont en plus être climatisés parce que nous avons annoncé que nous entrions dans une expérience pilote de climatisation sur des lignes pertinentes. Ça c’est un tableau pour tout ce que nous avons rencontré au cours de l’année. Ça a pris 60 ans à la STM, de 1949 à 2009, pour battre notre record historique de 380 quelques millions de déplacements par année. Déclin du transport collectif après la guerre, motorisation des ménages, étalement urbain, construction du réseau autoroutier, construction du métro avec une petite pointe qui nous ressaisit, puis après ça, la deuxième vague du métro pour les olympiques de 1976, l’arrivée de la CAM, donc un titre illimité mensuel qui a fait un grand bond, puis après des atermoiements liés parfois aux cycles économiques, mais si vous regardez là depuis 2000, vraiment c’est une reprise de l’achalandage qui est très importante et qui témoigne d’ une chose : vous améliorez le service, vous investissez dans la qualité de l’ offre, la fréquence, la régularité, vous avez des résultats. Mais ça a quand même pris 60 ans pour atteindre ça. Productivité du métro. J’arrive dans la partie que j’appelle un peu Michel Tremblay. Ça veut dire qu’on a tout fait pour courir les concours, mais il y a une décision de la direction : c’était de se challenger avec les autres grandes métros du monde, avec d’autres grandes sociétés du transport du monde et on a demandé au Collège impérial de Londres de ‘mesurer’ la STM. Et ce que le Collège impérial de Londres nous dit, c’est que les heures travaillées par kilomètre-voiture - on est le plus performant au monde. Ils indiquent également c’est que notre métro de Montréal produit le plus bas taux de GES par kilomètre parcouru. Une des raisons entre autres est que l’électricité qu’il alimente, elle est fournie par les barrages hydroélectriques. Donc ça, c’est une reconnaissance qu’on a eue. Une deuxième, c’est un prix international en développement durable. C’est monsieur Yves Devin qui dirige la Société de transport de Montréal. Les applaudissements, vous pouvez les donner à la STM : M. Devin, la haute direction, les gestionnaires, tous les 8900 employées se sont mérités tous, individuellement, le prix de la meilleure société de transport public en Amérique par l’American Public Transportation Association. Je vais inviter le président de l’Association, Monsieur William Millar, à vous dire quelques mots. On va rentrer dans le Plan 2020 de la STM. C’est une obligation législative. Nous sommes régis par une loi spécifique pour les sociétés de transport public. Nous dévons présenter au gouvernement du Québec un projet, un plan d’affaires, un plan stratégique sur 10 ans que nous réajustons de façon importante aux 5 ans et chaque année. Le plan, notre vision, et puis, je vais vous décrire les moyens, les systèmes, et pourquoi on vous propose ça à la suite, c’est d’augmenter de 40% d’ ici la fin 2020 l’achalandage de la STM. C’est ambitieux. Vous allez voir qu’on peut y arriver tous ensemble. On peut y arriver parce qu’il y a des nouvelles voitures de métro. C’est la partie A du plan en terme de système. C’est des voitures qui vont remplacer celles de 1963 qui sont en fin de vie utile, qui sont bichonnées par nos employés pour continuer de rouler, c’est des voitures qui vont ajouter à l’ offre de service et qui vont permettre de répondre aux plongements du métro qui ont été annoncés par le maire de Montréal, le premier Ministre et les maires de Laval et de Longueuil; le prolongement dans un premier temps vers l’est, la ligne bleue en direction Anjou, la ligne orange vers Boisfranc, et il ya du travail que l’ AMT fait au bureau des projets pour les stations de Laval et de Longueuil qui sont à déterminer. C’est fondamental pour la stratégie de la STM. Le matin, quand le métro démarre c’est comme s’il y avait 142 Boeing 747 qui décollaient. Sans GES. Ça part. C’est un métro très cher à construire, très cher à entretenir mais ça opère, ça déplace du monde. La rame de métro à 9 voitures, c’est 40% de plus que celle de Paris, mille personnes aux 90 secondes. Vous partez de Laval et vous vous rendez au centre ville. Je peux vous dire que c’est sérieux le métro. C’est très important pour la STM, le nouveau métro. Ce que vous voyez, c’est notre courbe de kilomètres parcourus. Nous sommes sur un plateau présentement parce que nos équipes d’ingénieurs et nos équipes d’entretien ont amené les performances à leur plateau et quand les nouvelles voitures vont arriver, c’est un accroissement de 20-25% de la capacité kilométrée qu’on va pouvoir faire. Nos voitures ont une capacité de 20% de plus parce que c’est de type boa, pas de voitures séparées, et ça va nous permettre un gain très important au niveau de la clientèle. La partie B. Le plan B, pour les bus. On a des gains incroyables à faire du côté du transport en surface. Incroyable. Beaucoup de villes dans le monde redécouvrent les vertus de l’autobus. On veut faire progresser la flotte des bus de 1680 à 2114, un accroissement de 25% dont 400 bus articulés, plus de confort. Les bus sont associés à ce que toutes les sociétés de transport public modernes font, c’est à dire une gestion par informatique, intelligente en temps réel de où sont nos bus sur le réseau. Et cette information là, une fois que nous l’avons, nous la retournons au client sur toutes sortes d’appareils, vous choisissez celui que vous voulez. Dans le plan B, plan bus : c’est les voies réservées. C’est très important. On a un réseau d’à peine une centaine de kilomètres qu’il faut absolument tripler et dans cette stratégie-là, vous avez déjà entendu parler du projet de SRB, Service Rapide par Bus où des bus à haut niveau de service comme on dit en France. C’est une voie sur Pie-IX, entre 10 et 12 millions de kilomètres : un très bon rendement en qualité, déplacement. Dans les services bus, on a commencé à revoir nos familles de bus. 31 lignes structurantes portent maintenant l’appellation ‘Réseau 10 minutes max.’ Ça commence à 6 heures le matin et ça se termine à 21 heures le soir. Sur ces 31 lignes- -là, c’est un maximum de 10 minutes mais ça peut être beaucoup moins, en période de pointe. On a mis en place un service de navettes or et on prépare pour le printemps la révision de l’ensemble de ce qu’on appelle notre service de nuit. Ça, ce sont nos nouveaux abribus. Vous savez, on veut améliorer le service pour la clientèle. On se dit que quatre planches, trois clous, pourquoi faire chic quand on peut faire quétaine. Et ce n’est pas celui-là. Attendez, c’est celui-là. Ça c’est le nouvel abribus! C’est vrai qu’un nouvel abribus ça ne fait pas en sorte que les gens vont se précipiter dans le transport collectif. « Ah, le nouvel abribus! Je le prends! » Pourquoi on n’a pas des beaux abribus et pourquoi ça ne fait pas partie d’une offre qui part du bus de sa propreté, de son confort et de l’arrêt et comment on aménage l’arrêt. Dans cette dynamique-là, on a abordé la question de mode de propulsion. Si on ne veut pas être une composante du problème dans 10 ans, il faut être une composante de la solution. Et nos bus vont devoir changer de mode de propulsion. Vous savez, Montréal, c’était tout électrique presque à une époque. On avait nos bus bien sûr, on avait des trolleys, on avait des tramways qui étaient tout électriques. On retourne vers ça. La haute direction et nos ingénieurs nous disent que vers 2025, les véhicules, des technologies vont être à ce point, que nous allons acheter des véhicules à 0 émissions. D’ici là on passe à l’hybride. Les nouveaux tramways. Si on les considère uniquement comme un mode de transport, là on rentre dans les colonnes. Le coût, les infrastructures, le nombre de gens déplacés. Puis, c’est une matrice qui peut dire qu’il y a d’autres modes qui ont un bon rendement qualité, déplacements, kilomètres. Si on le conçoit comme un projet de revitalisation urbaine de façade à façade, c’est un autre type de projet. L’accroissement de l’offre de service bus, regardez, il y a du potentiel parce qu’ une fois qu’on a les bus, qu’on a les chauffeurs, ils peuvent partir plus tôt, on peut augmenter la fréquence. Quand on disait que pour le Plan B : bus, trolley, tram, il y du potentiel, c’est vrai. C’était le système. Je vous amène aux moyens. Budget cette année : 1.1, un peu plus pour 2011. Budget équilibré. Et si vous regardez les revenus provenant de la clientèle, le plus gros bloc 44%. 33% en contribution de l’agglomération de Montréal. C’est une progression de 60% sur 10 ans. Après, on a les subventions du gouvernement. Le gouvernement du Québec a créé un programme et il finance ce programme : c’est un dollar pour un dollar, c ‘est la pastèque, il aide au transport adapté. Contribution régionale, ça provient entre autres des revenus de l’essence et d’immatriculation. Autres revenus d’exploitation, on a du travail à faire, c’est des revenus promotionnels, publicitaires, de loyer, et le 0.7%, ce n’est pas beaucoup, c’est symbolique, c’est les villes de la grande région qui contribuent au déficit métropolisable de la STM, du métro. Pour des dépenses. Des salaires. Parce que c’est du monde et ça prend du monde. Ça, c’est du budget. L’évolution des finances, si vous regardez les usagers, la clientèle de la STM a fait sa part à chaque année. Ça nous permet dire après: tout le monde va la faire parce que pour le transport collectif, ça va prendre un effort collectif. De nouveaux titres : les usagers, aller-retour, soirée illimitée, 7 jours, 4 mois, annuelle et occasionnelle. Les revenus autonomes ont augmenté. C’est des métros du monde dans le groupe Nova, et on n’a pas une très bonne performance. On va essayer de trouver des façons : avec les journaux gratuits, la télécommunication, on peut doubler ça. Ce n’est pas la mer à boire mais ce n’est pas négligeable non plus. Des investissements de 11 milliards sur dix ans. Laissez-vous pas ébranler par ça. Moi, j’étais au début, mais je peux vous dire qu’il a y des composantes là dedans là qui sont déjà réglés. Les voitures de métro, c’est déjà réglé. Le tramway, le bus c’est 50, 50 avec le gouvernement, les hybrides on y travaille et déjà des choses comme les i bus qui sont financés, le MPM10 qui est financé, SRB Pie-IX, le bureau de projet oui et le financement va suivre et on a déjà un accord du gouvernement de 500M$ dans ses investissements-là. D’autres sources de financement : c’est la contribution des automobilistes par différentes façons : soit la taxe sur les produits pétroliers ou l’essence, soit l’immatriculation, soit le stationnement, soit les péages parce que les projets de développement de transport collectif vont nécessiter une source dédiée, indexée et récurrente. Le maire l’a dit; je le dis; madame Barbe l’a dit et on va y travailler. Je vous annonce d’ailleurs que début de février, nous tiendrons une journée d’études que nous avons demandé à Madame Adenot d’organiser. Il y a en eu mais on va en refaire une autre sur les stratégies de trans-lignes à Vancouver, les stratégies français, les avantages et les désavantages des différentes façons de financer le transport collectif. J’ai parlé de système, des moyens, tout ça, c’est du monde. 8900 employés, c’est des gens qui travaillent près de la clientèle ou dans les ateliers, réparer, entretenir. On ne fait pas cette proposition aux Montréalais d’accroissement de l’offre si on ne sait pas qu’on a une bonne équipe derrière. Cette équipe, elle va s’engager envers la clientèle. Dans notre plan 2020, tout ce qui s’appelle la première phase : la ponctualité des bus, la fiabilité du métro, l’accueil de la clientèle, l’information à la clientèle vont faire partie de ça. Ce plan stratégique est amitieux, réaliste et je cherche un qualificatif, je dis enthousiaste, ça m’a enthousiasmé. Quand on l’a discuté au conseil, quand toutes les équipes sont revenues, on s’est dit : « C’est quoi l’ampleur de ça? Pourquoi on propose ça? » Parce que il y a eu des engagements internationaux, des 20% de diminution des GES d’ici 2020 par le gouvernement du Québec, de 30 % par la ville de Montréal pour son territoire et on s’est dit : « On va faire notre part. » Si l’environnement n’est pas votre tasse du thé, si vous êtes climato-sceptique, si vous souhaitez que Cancun soit un échec, lisez l’ étude de la Chambre de commerce parce que vous allez voir que c’est 100% bon pour l’ économie québécoise, montréalaise, le transport collectif, ça crée des emplois. Répartition modale. 59% l’auto, 36% le transport collectif, 5% d’autres. Ce qu’on veut c’est 5% de plus. Çe n’est pas vous, monsieur, pas obligé, pas vous non plus, c’est 5% qu’on veut de plus. Ça peut être 5% qui abandonne leur auto tout le temps ou ça peut être du monde qui 5% du temps vont prendre du transport collectif. C’est une stratégie qui est double. En conclusion : Je vous ai dit que nous avions des objectifs : si on était une société ordinaire, on se fixerait un petit 8%. 8%, ce n’est pas trop compliqué. On fait ce qu’on fait bien, mais il y a un plan de transport où l’on se dit : Ce 18%, on est capable de l’atteindre si on a les moyens, le système pour le faire. Mais la STM, c’est plus fort que ça. La STM, c’est 40% qu’on veut. Pourquoi? Ils s’en viennent les 40%. C’est un peu émotif. Je suis un porte-parole. Je ne suis pas de la famille de la STM. Je ne suis pas du sérail de la STM, mais quand je suis arrivé, je peux vous dire que quand vous connaissez la capacité opérationnelle de cette gang-là, vous vous dites, vous ne vous contentez pas de 8, vous ne vous contentez pas de 18, vous vous dites, on va aller chercher 40% d’accroissement et 5% de part modale de plus. Merci beaucoup.

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