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STM - Mouvement collectif

Comment calcule-t-on que Se déplacer en TC émet 20 fois moins de CO2 qu’en auto? 14 mars 2011 

Gestes verts

Le calcul permettant d’arriver à ce résultat est basé sur plusieurs facteurs.
1. L’enquête Origine-Destination, menée en 2008, a permis de déterminer la distance moyenne parcourue lors d’un déplacement sur le réseau de la STM : 8,3 km, dont 5,3 km s’effectuent en métro. On y apprend aussi que le nombre moyen de passagers dans une automobile est de 1,3.
2. Nos calculs se basent sur un scénario en heure de pointe avec une moyenne de 65 personnes par bus. On peut donc calculer les émissions de CO2 du bus divisé par 65 pour obtenir les émissions par km-passager. Quant à la portion du métro, on sait qu’elle n’émet aucun CO2, le métro étant 100% électrique.
3. On compare ensuite les émissions d’un même trajet de 8,3 km effectué en voiture avec 1,3 personne à bord.

3 COMMENTAIRES

  1. STM

    Le message ci-haut se base sur un scénario heure de pointe, dans la même lignée que « un bus = 50 autos de moins sur la route ».
    Par contre, le message qui compare un aller-retour en transport collectif à un arbre pendant un an (voir http://www.mouvementcollectif.org/fr/les-dessous-de-la-campagne/comment-calcule-t-on-qu%e2%80%99un-aller-retour-en-transport-collectif-a-le-meme-benefice-ecologique-qu%e2%80%99un-arbre-pendant-un-an) se base sur l’ensemble des émissions de CO2 des bus de la STM (incluant lorsque les bus sont vides), et l’ensemble de l’achalandage, comme vous le suggérez.
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  2. STM

    @PIerre-Léo Bourbonnais Il est vrai que la production, le transport et la distribution de l’électricité au Québec émettent quelque peu de gaz à effet de serre. Mais la STM a décidé de faire tous ses calculs d’émission uniquement sur la base de ses émissions directes, plutôt que de tenir compte de tout le cycle de vie des différentes sources de GES. La raison pour laquelle nous agissons ainsi est bien simple : elle correspond aux indications que le gouvernement du Québec donne dans son « Règlement sur la déclaration obligatoire de certaines émissions de contaminants dans l’atmosphère », qui demande aux émetteurs de comptabiliser uniquement leurs propres émissions, c’est à dire celles qu’ils sont en mesure de contrôler. Dans ce contexte, au Québec, la déclaration des émissions de GES de l’électricité revient à Hydro-Québec, et non à la STM ou d’autres clients. Il en va de même pour les combustibles que nous utilisons (diesel, essence et gaz naturel), pour lesquels nous n’utilisons que les facteurs d’émission directs reconnus. Pour votre information, nous évaluons les émissions indirectes de l’électricité que nous consommons à quelque 2250 tonnes de GES, ce qui représente 0,7 gCO2éq/km-passager… Vive l’hydroélectricité !
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  3. PIerre-Léo Bourbonnais

    Attention: Hydro-Québec sait la quantité approximative de CO2 produite par KWh d’électricité. Cette valeur n’est pas nulle comme vous le laissez entendre, car il faut prendre en compte tout le cycle de vie de l’électricité (les infrastructures, les types de centrales, le transport interne de la compagnie, la distribution, etc.)

    D’autre part, il faut également tenir compte des heures creuses, de l’interlignage et des déplacements vers/du garage, pendant lesquelles les bus roulent à vide. Il serait plus exact de mesurer la consommation totale des autobus, le kilométrage parcouru et de prendre l’achalandage d’une journée afin de comparer avec les déplacements auto de l’enquête OD.

    Par contre, il est vrai qu’augmenter l’achalandage du transport en commun est synonyme, dans la plupart des cas, d’une réduction des émissions de GES par habitant, mais tout n’est pas rose comme présenté dans les trois points ci-haut… À mon avis, ce n’est pas tout-à-fait honnête.
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