Articles de la catégorie « Mot du président »
Le 20 mars dernier, j’ai prononcé une allocution au Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM) ayant pour thème : « La STM : de meilleure en Amérique du Nord à meilleure au monde, et pourquoi pas? ».
Suis-je trop optimiste? Je ne crois pas et voici pourquoi.
D’abord, nous comptons sur des employés mobilisés et productifs, comme l’atteste le prix Mercure qui nous a été remis en 2012 par la Fédération des chambres de commerce du Québec. Nous pouvons compter sur une haute direction expérimentée qui ne néglige aucun effort pour améliorer la performance de la STM. Et les membres du conseil d’administration ont à cœur la saine gouvernance de l’organisation.
Également, le financement du transport collectif est maintenant au cœur des discours de tous les politiciens et de tous les partis. Un financement adéquat est essentiel à notre réussite.
Et comme je mentionnais précédemment, nous n’avons pas peur de nous confronter aux meilleurs pour comprendre ce qu’ils font de bien, afin de s’en inspirer et de s’améliorer nous aussi. « Nous sommes sortis de notre village » comme on dit…
D’ailleurs, Taras Grescoe, l’auteur du livre Straphanger, y va de ce commentaire en page 309 : « To my surprise, Montréal has lately transformed itself into a city with some of the most progressive transport and land-use policies on the continent ».
Enfin, la STM est actuellement en gestation de plusieurs grands projets qui auront des impacts directs sur la qualité du service, dont les nouvelles voitures de métro AZUR et le projet iBUS, qui révolutionnera la façon dont nous gérons notre réseau de bus ainsi que l’information clientèle.
Ce que nous devons améliorer
Bref, nous faisons plusieurs choses de bien et il est donc permis de croire que oui, la STM peut aspirer à faire partie des meilleurs au monde, dans sa catégorie, puisque nous n’avons pas un énorme réseau comme Paris ou Moscou, sans non plus faire partie des plus petits.
Mais pour faire partie de l’élite, nous devons nous améliorer. J’ai donc identifié lors de mon allocution plusieurs éléments sur lesquels nous devons absolument travailler :
- La fiabilité de notre matériel roulant et de nos systèmes
- Le déficit de voies réservées et de mesures prioritaires bus-taxi-covoiturage-vélo
- Le manque de bus et de voitures de métro pour accroître le service
- Le cocktail transport et l’intermobilité
Le mot de la fin
Je ne sais pas si la STM deviendra la meilleure société de transport public au monde dans sa catégorie, mais une chose est certaine, ce n’est pas parce que nous n’aurons pas essayé, que nous n’aurons pas ménagé nos efforts, que nous n’aurons pas tenté d’associer à ce mouvement collectif le plus grand nombre de nos concitoyens, que nous n’aurons pas profité de toutes les occasions pour réitérer l’importance d’avoir des transports collectifs de qualité, efficaces, fréquents.
À la STM, nous entendons jouer notre rôle afin d’aider Montréal, la métropole, pour qu’elle gagne des places au palmarès des grandes villes du monde en travaillant avec énergie pour devenir la meilleure société de transport collectif au monde dans notre catégorie.
Pour reprendre les mots d’Alain Flausch, secrétaire général de l’Union internationale des transports publics (UITP) : « la ville gagne en attractivité avec les transports publics ».
Quelle mobilité pour les Montréalais dans 20 ans? 16 avril 2013

Dans 20 ans, nous serons en 2033. Quel sera le portrait de Montréal à ce moment? Quels seront les besoins de mobilité des Montréalais? En tant que société de transport, la STM doit concilier la vision du quotidien, des opérations et du service offert, et la prospective : prévoir les besoins et les tendances du futur, afin d’entreprendre déjà la mise en place des fondations de la mobilité de demain.
· Planification urbaine intégrée
· Systèmes de transport
· Intermodalité
· Cocktail transport/mobilité
· Électrification
· Nouveaux besoins de mobilité
· Financement
Le retour du tramway à Montréal? 25 octobre 2012
J’y réagirai, au fur et à mesure, de 11 h à 13 h le 30 octobre prochain, lors de notre séance d’échanges en direct.
Le transport collectif à l’heure des choix 11 juin 2012
Nous avons déjà eu l’occasion d’échanger sur ce blogue à propos de l’électrification du réseau de surface de la STM, du Plan stratégique 2020 et finalement, des modes de financement possibles pour assurer le développement du transport collectif.
Consolider ou développer?
Il y a actuellement dans la région métropolitaine de Montréal pour 23 milliards $ de projets de transport collectif sur la table. Tramway, prolongement du métro, skytrain, train de l’ouest, SLR rive-sud… les projets sont nombreux et variés!
En même temps, il faut entretenir et réparer nos infrastructures, remplacer nos bus et nos voitures de métro et préparer l’avenir en mettant en place de nouveaux systèmes de transport collectifs performant, en prolongeant le métro, en augmentant notre parc d’autobus, en implantant davantage de mesures préférentielles, etc. Nous savons que vous voulez plus de fréquence, de ponctualité, de propreté, de courtoisie, de plage horaire, de l’information en temps réel…
Pour la STM seulement, notre Plan stratégique 2020 prévoit des investissements totaux de 11,5 milliards $ pour les secteurs métro, bus et tramway. Cette somme se répartit ainsi : 6,2 milliards $ pour le maintien des actifs, 3,7 milliards $ pour le développement et 1,6 milliards $ pour les prolongements du métro.
Il faut prioriser
Il apparaît de plus en plus clair que les sociétés et les autorités organisatrices de transport (AOT) doivent établir une liste de priorités, plus qu’une liste d’épicerie, en matière de grands projets de transport collectif. Il ne sera pas possible de tout faire, partout, en même temps.
La STM a déjà présenté une priorisation de ses 20 grands projets :

Mais d’autres grands projets sont également sur la table au niveau de la région métropolitaine :
- Trains : remplacement des anciennes locomotives + centres d’entretien et garages : 1 milliard $
- Train de l’Est : 700 millions $
- SRB Pie-IX : 300 millions $
- Améliorations diverses pour le service à la clientèle : 500 millions $
- Train de l’Ouest et planification de l’AMT : 1,4 milliards $
- SLR (Système léger sur rail) Rive-Sud : 1,5 milliards $
- Sky-train (navette aéroportuaire de l’aéroport vers le centre-ville) : 700 millions à 1 milliard $
Qu’en pensez-vous? Je veux vous entendre!
Est-ce que la priorisation de la STM tient la route? Que choisiriez-vous? Si nous n’avons pas tout l’argent nécessaire, sur quoi miseriez-vous? En tenant compte du coût et des bénéfices, quelles sont les meilleures options pour développer nos services et répondre aux besoins grandissants de mobilité des Montréalais?
Je vous invite à poser vos questions ou écrire vos commentaires ici, j’y répondrai au fur et à mesure lors de l’activité publique ce jeudi 14 juin, de 9h à midi.
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