STM - Mouvement collectif
Le changeur à votre service ! 14 mai 2013
Le 20 mars dernier, j’ai prononcé une allocution au Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM) ayant pour thème : « La STM : de meilleure en Amérique du Nord à meilleure au monde, et pourquoi pas? ».
Suis-je trop optimiste? Je ne crois pas et voici pourquoi.
D’abord, nous comptons sur des employés mobilisés et productifs, comme l’atteste le prix Mercure qui nous a été remis en 2012 par la Fédération des chambres de commerce du Québec. Nous pouvons compter sur une haute direction expérimentée qui ne néglige aucun effort pour améliorer la performance de la STM. Et les membres du conseil d’administration ont à cœur la saine gouvernance de l’organisation.
Également, le financement du transport collectif est maintenant au cœur des discours de tous les politiciens et de tous les partis. Un financement adéquat est essentiel à notre réussite.
Et comme je mentionnais précédemment, nous n’avons pas peur de nous confronter aux meilleurs pour comprendre ce qu’ils font de bien, afin de s’en inspirer et de s’améliorer nous aussi. « Nous sommes sortis de notre village » comme on dit…
D’ailleurs, Taras Grescoe, l’auteur du livre Straphanger, y va de ce commentaire en page 309 : « To my surprise, Montréal has lately transformed itself into a city with some of the most progressive transport and land-use policies on the continent ».
Enfin, la STM est actuellement en gestation de plusieurs grands projets qui auront des impacts directs sur la qualité du service, dont les nouvelles voitures de métro AZUR et le projet iBUS, qui révolutionnera la façon dont nous gérons notre réseau de bus ainsi que l’information clientèle.
Ce que nous devons améliorer
Bref, nous faisons plusieurs choses de bien et il est donc permis de croire que oui, la STM peut aspirer à faire partie des meilleurs au monde, dans sa catégorie, puisque nous n’avons pas un énorme réseau comme Paris ou Moscou, sans non plus faire partie des plus petits.
Mais pour faire partie de l’élite, nous devons nous améliorer. J’ai donc identifié lors de mon allocution plusieurs éléments sur lesquels nous devons absolument travailler :
- La fiabilité de notre matériel roulant et de nos systèmes
- Le déficit de voies réservées et de mesures prioritaires bus-taxi-covoiturage-vélo
- Le manque de bus et de voitures de métro pour accroître le service
- Le cocktail transport et l’intermobilité
Le mot de la fin
Je ne sais pas si la STM deviendra la meilleure société de transport public au monde dans sa catégorie, mais une chose est certaine, ce n’est pas parce que nous n’aurons pas essayé, que nous n’aurons pas ménagé nos efforts, que nous n’aurons pas tenté d’associer à ce mouvement collectif le plus grand nombre de nos concitoyens, que nous n’aurons pas profité de toutes les occasions pour réitérer l’importance d’avoir des transports collectifs de qualité, efficaces, fréquents.
À la STM, nous entendons jouer notre rôle afin d’aider Montréal, la métropole, pour qu’elle gagne des places au palmarès des grandes villes du monde en travaillant avec énergie pour devenir la meilleure société de transport collectif au monde dans notre catégorie.
Pour reprendre les mots d’Alain Flausch, secrétaire général de l’Union internationale des transports publics (UITP) : « la ville gagne en attractivité avec les transports publics ».
Quelle mobilité pour les Montréalais dans 20 ans? 16 avril 2013

Dans 20 ans, nous serons en 2033. Quel sera le portrait de Montréal à ce moment? Quels seront les besoins de mobilité des Montréalais? En tant que société de transport, la STM doit concilier la vision du quotidien, des opérations et du service offert, et la prospective : prévoir les besoins et les tendances du futur, afin d’entreprendre déjà la mise en place des fondations de la mobilité de demain.
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